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Suivez le Guide...

 

Le Loup vient et s'assied, les deux jambes dressées,
Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.
Il s'est jugé perdu, puisqu'il était surpris,
Sa retraite coupée et tous ses chemins pris,
Alors il a saisi, dans sa gueule brûlante,
Du chien le plus hardi la gorge pantelante,
Et n'a pas desserré sa mâchoire de fer,
Malgré nos coups de feu, qui traversaient sa chair,
Et nos couteaux aigus qui, comme des tenailles,
Se croisaient en plongeant dans ses larges entrailles,
Jusqu'au dernier moment où le chien étranglé,
Mort longtemps avant lui, sous ses pieds a roulé.
Le Loup le quitte alors et puis il nous regarde.
Les couteaux lui restaient au flanc jusqu'à la garde,
Le clouaient au gazon tout baigné de son sang;
Nos fusils l'entouraient en sinistre croissant.
Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,
Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,
Et, sans daigner savoir comment il a péri,
Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.

J'ai reposé mon front sur mon fusil sans poudre,
Me prenant à penser, et n'ai pu me résoudre
A poursuivre sa Louve et ses fils qui, tous trois,
Avaient voulu l'attendre, et, comme je le crois,
Sans ses deux louveteaux, la belle et sombre veuve
Ne l'eut pas laissé seul subir la grande épreuve;
Mais son devoir était de les sauver, afin
De pouvoir leur apprendre à bien souffrir la faim,
A ne jamais entrer dans le pacte des villes,
Que l'homme a fait avec les animaux serviles
Qui chassent devant lui, pour avoir le coucher,
Les premiers possesseurs du bois et du rocher.

Hélas! ai-je pensé, malgré ce grand nom d'Hommes,
Que j'ai honte de nous , débiles que nous sommes!
Comment on doit quitter la vie et tous ses maux,
C'est vous qui le savez sublimes animaux.
A voir ce que l'on fut sur terre et ce qu'on laisse,
Seul le silence est grand; tout le reste est faiblesse.
--Ah! je t'ai bien compris, sauvage voyageur,
Et ton dernier regard m'est allé jusqu'au coeur.
Il disait: " Si tu peux, fais que ton âme arrive,
A force de rester studieuse et pensive,
Jusqu'à ce haut degré de stoïque fierté
Où, naissant dans les bois, j'ai tout d'abord monté.
Gémir, pleurer, prier est également lâche.
Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le sort a voulu t'appeler,
Puis, après, comme moi, souffre et meurs sans parler."

 

 

Alfred de Vigny - La Mort du Loup (extrait) - Les Destinées

*

le 13/10/2010 à 18h28

La Vraie Beauté est celle du Coeur.

Si...

le 13/10/2010 à 19h09


 



Si, en réalité, la Mort n'existait pas,


Qu'il ne s'agissait que d'un changement d'état,


Que notre corps de soit en fait qu'un vêtement


Qui s'use et que l'on doit changer de temps en temps.


 


Si la terre n'était rien d'autre qu'une école


Où chacun, tour à tour, revient jouer son rôle


L'espace d'un instant – face à l'Eternité –


S'il n' y avait pas lieu de nous en attrister.


 


Si nos chers disparus, surtout ceux que l'on aime,


Etaient finalement plus vivants que nous-mêmes


Et ne désespéraient que de notre tristesse


Face à la Vie, pourtant si pleine de promesses.


 


Si, en réalité, le secret de la Vie


Etait de parvenir à l'Amour sans Envie,


Sans Jalousie aucune et toute de partage,


Que certains d'entre nous aient compris le message.


 


Si la finalité de la Vie était celle


De vivre en harmonie en notre âme éternelle...


Voici, en quelques mots et visions sans délire,


Ce que le Ciel, ici, m'autorise à vous dire.

Avant-propos

le 13/10/2010 à 19h21


            L'homme qui, le premier, contre l'avis de tous, affirma, en son temps, que la terre était ronde fut enfermé pour hérésie. Ce n'est que deux ou trois cents ans plus tard que Galilée en apporta la preuve et, depuis, cette vérité est devenue une évidence pour chacun.


             De tous temps, l'homme fut freiné de par des peurs nées de son incompréhension. Sa grande tendance est de rejeter sans appel tout ce qu'il ne comprend pas, tout ce qu'il ne peut pas lui-même expliquer. Ses doutes et ses peurs l'empêchent toujours d'avancer, et, être différent, dans ce monde, pose encore de nos jours de gros problèmes d'intégration.


             Depuis quelques années, d'un autre côté, de plus en plus de personnes, en attente d'une vie meilleure, sont en recherche de spiritualité. Cette recherche, parfois désespérée, peut cependant les amener sur de mauvais chemins. D'autres personnes, peu scrupuleuses, ont tendances à profiter de leur crédulité pour leur faire croire à n'importe quoi. De là sont nées les sectes ou autres organisations assimilées, qui constituent de véritables dangers pour l'être humain. Une secte ça commence avec deux personnes dont une arriverait à avoir une ascendance mentale sur l'autre et s'en servirait pour son propre intérêt. D'autre part, il convient également de faire le tri dans tous les supports abordant ses sujets (livres, films, internet, ....). Il convient donc de rester vigilent en toutes circonstances, et de ne pas croire ou faire n'importe quoi.


  


            Dès mon plus jeune âge, comme beaucoup d'autres qui le taisent, j'ai été spectatrice de phénomènes manifestement appelés inhabituels comme de sentir des présences autour de mon lit dont personne d'autre autour de moi n'aurait pu soupçonner l'existence, de voir des ombres de forme humaine que personne d'autre ne voyait, d'entendre des voix, des bruits, que personne à part moi n'entendait...


            Ces ombres en elles-mêmes ne m'effrayaient déjà pas le moins du monde, j'avais juste peur qu'elles ne m'emmènent avec elles. J'eus besoin d'en parler aux personnes "physiques" qui étaient autour de moi, mais celles-ci prirent peur et me condamnèrent définitivement au silence.


            Ainsi, j'appris à vivre silencieusement avec ces nombreux phénomènes peu communs, divers et variés, qui jalonnèrent mon existence, sans me perturber le moins du monde - comme si j'avais toujours su... - mais je ne repris réellement conscience de ma médiumnité qu'à l'aube de mes trente six ans.


             Aujourd'hui, j'ai bien conscience que je suis née médium, et que l'une des tâches ou missions que j'ai choisi de venir accomplir sur cette terre, c'est d'essayer, avec l'aide précieuse du Ciel, de faire évoluer spirituellement les êtres qui s'y trouvent afin de tenter de refaire de cette terre un paradis.


            Les faire évoluer spirituellement, implique de parvenir à leur expliquer simplement l'inexplicable et à les mettre en garde contre tous les genres de pratiques douteuses, c'est donc là le but que je me fixe avec cet ouvrage.

Mon Paradis

le 13/10/2010 à 19h26


D'un harmonieux mariage de senteurs


Tout nuancé d'amour, l'Eden est un jardin


Où se confondent les papillons et les fleurs


Dans un multicolore assortiment divin.


 


Le Paradis n'est fait que de pensées aimables,


Tout y est plus léger, aérien, qu'une plume,


La terre en tirerait exemple mémorable,


L'air y est doux, d'un blanc diaphane de brume.


 


C'est la Paix de l'esprit, ceint de Sérénité


Dans un calme absolu, sans jalousie ni haine,


Le trophée de nos Vies par l'Immortalité.


Mais… malgré la splendeur de cet unique Eden,


 


J'y préfère ses yeux souriants qui désarment,


Sa douce peau revêtue de sa seule aura,


Son cœur ami qui me fit tomber sous son charme,


La beauté de son âme imprégnant l'odorat.


 


Ses gestes de non-dit, ses osmoses en vols


Explosant les couleurs, bravant les interdits,


Ses désirs impromptus et troublants qui m'affolent...


Qu'elle m'ouvre ses bras... voilà, mon Paradis!

Envies à Vie

le 13/10/2010 à 19h53


Pour une Vie, laissons le Destin s'accomplir...


Dans le jour qui se lève et s'attarde ou s'achève,


Imprègne mon esprit, mes robes de tes rêves,


            Ma nudité de tes désirs.


 


Dans un prélude au romantisme de printemps,


Empreins ma peau du bout de tes doigts éternels,


De tes baisers d'une réalité virtuelle,


            Moi qui suis tienne, infiniment.


 


D'un éclair foudroyant, qui zèbrerait le Ciel,


Mets le feu à mon coeur, à mon corps, à mon âme,


Réveille mon fantôme, éveille en moi la femme,


            Me ravivant d'une étincelle.


 


Révèle en nous l'Amour, transcende nos délires


Au paroxysme fou de ce plaisir inné,


Transporte-moi, enfin, où je crois deviner


            La nudité de tes désirs.

Vague à l'âme...

le 13/10/2010 à 19h58


Quand aux matins, déferle en moi la nostalgie


De l'océan, attristé de nos nuits sans lune,


Je sonde l'infini des Cieux dont la magie


Saurait seule atténuer sans toi mon infortune.


 


Tu es comme la vague et je suis le rivage


Que tu viens caresser alternativement.


J'attends la marée haute et que tes flots sauvages


Me submergent, dans un tacite enchantement.


 


Tu es la mer et je suis la lune ancestrale


Qui t'abandonne amoureusement son reflet.


Tes ondes réfléchissent ma lumière astrale


Qui s'épousent dans de conjoints rêves secrets.


 


Si tu étais la nuit, je serais ton étoile


Pour éclairer ton songe au couleur de l'espoir,


Et je serais le ciel pour recouvrir d'un voile


De douceur, ton corps que je saurais émouvoir


 


D'une larme touchante aux tendresses solaires,


Langoureuse et légèrement évaporée,


Rien que pour t'embrasser, fluide, toute entière,


Je deviendrais pour toi l'étendue d'eau salée.

Introduction

le 14/10/2010 à 19h33

            "Spiritualité", "Médium", que voilà de grands mots me direz-vous! qui ne veulent très probablement rien dire pour vous, ou pire, pourraient être entachés, ainsi que le mot "Mort", d'un sens inexact.

 

            Prenons donc un dictionnaire au hasard (*), afin d'y rechercher quelques définitions:

 

Spiritualité = n.f. 1. Qualité de ce qui est esprit, de ce qui est dégagé de toute matérialité. Spiritualité de l'âme. 2. Ce qui concerne le spiritualisme, la vie spirituelle.

Spiritualisme = n.m. Philosophie qui considère l'esprit comme une réalité irréductible et première (par opp. à matérialisme).

Médium = n. (de l'angl.) Intermédiaire entre le monde des vivants et le monde des esprits, selon les doctrines spirites.

Esprit = n.m. (lat. Spiritus) I. 1. Principe immatériel vital, substance incorporelle; âme (par opp. à corps). 2. Etre incorporel ou imaginaire (revenant, fantôme, âme d'un mort...). Croire aux esprits...

 

            Pour la suite, vous aurez tout le loisir d'aller consulter vos propres dictionnaires.

Mais au fait, que répondriez-vous à cette simple question? L'existence d'un mot dans un dictionnaire ne prouve-t-elle pas que ce mot fût nécessaire à notre langage pour exprimer la réalité d'un vécu?

            Plus troublantes encore, peut-être, sont certaines expressions de notre langage: "avoir à l'esprit", "avoir matière à réflexion", "à mon sens", "reprendre ses esprits", "être dans le même état d'esprit", ... pour ne citer que celles-là. Les "expressions toutes faites" sont souvent le plus pur reflet de la réalité.

 

            Un médium, donc, à la base, c'est quelqu'un qui a la capacité de communiquer avec le monde des Esprits.

            Nous sommes tous avant tout des esprits, des âmes, c'est là notre vraie nature.

 

            Il convient certainement, pour une meilleure compréhension de tout ce qui va suivre, de s'arrêter quelques instants sur d'autres définitions.

 

            Il existe quatre principaux "états d'esprit":

 

·                                  "incarné": désigne une âme qui vit actuellement sur la terre, dans le plan terrestre, comme vous et moi à cet instant présent. Cet état est donc l'état naturel de toute personne, de tout animal, vivant sur cette terre.

·                                  "désincarné": conviendra donc à une âme qui ne se trouve pas actuellement dans l'incarnation. On appellera "Plan astral" le lieu naturel où elle se trouve. Nos "morts" sont des âmes désincarnées.

·                                  "décorporé" (**): c'est l'état dans lequel se trouve une âme incarnée qui est momentanément – accidentellement ou volontairement – hors de son corps physique.

·                                  "matérialisé": état dans lequel se trouve une âme désincarnée lorsqu'elle se rend passagèrement visible et/ou tangible aux êtres incarnés, lorsqu'elle passe volontairement du plan astral au plan terrestre.

 

 

(*) En l'occurrence, celui que j'avais sous la main: Le Petit Larousse illustré – 1993.

(**) Le mot "décorporation" n'existe pas à l'heure actuelle dans les dictionnaires, non plus que le verbe"se décorporer". On doit utiliser une périphrase pour exprimer actuellement la même idée, il s'agit de la "sortie de corps".

 

 


Remise en cause des notions d'invisibilité et de matérialité


 


            Lorsque je cherche à expliquer ces différents états entre l'incarnation et la désincarnation, le matériel et "l'immatériel", je prends souvent comme exemple celui très simple de l'eau:


            L'eau, vous la chauffez, elle devient de la vapeur, vous la refroidissez, elle devient de la glace. Trois états mais toujours de l'eau. On pourrait assimiler l'état de glace à l'incarnation, celui de la vapeur d'eau à la désincarnation et l'eau, état intermédiaire, à ceux de la "décorporation" et de la matérialisation.


            Vous aurez remarqué, peut-être, que j'utilise le mot "immatériel", tout comme le mot "invisible" entre guillemets, car ce que nous considérons comme étant  "immatériel", ou "invisible", ne l'est pas forcément tant que cela. N'est-il pas vrai que ce qui est dit "invisible" n'est dit "invisible" que s'il n'est pas visible à nos yeux et que ce qui est dit "immatériel" – on parle ici de la matière - n'est dit "immatériel" que par le fait qu'on ne puisse pas le toucher?


              Pour vous donner la preuve que ce qui est dit "immatériel" ne l'est peut-être pas tant que cela, reprenons l'exemple de l'eau. L'eau, dans son état de glace, sans nul doute, est matérielle, dans son état d'eau, que vous déposiez une goutte dans votre main ou que vous plongiez la main dedans, vous admettrez que l'eau est également matérielle; et avec un peu plus de sensibilité vous admettrez que la vapeur d'eau est également matérielle.


             Imaginez ces deux autres exemples simples, et plus troublants peut-être, que sont le vent, que l'on sent mais que l'on ne voit pas, et le brouillard que l'on voit et que l'on ne sent pas! Dirions-nous pour autant que l'un est "immatériel" et l'autre  "invisible"?


 


            En fait, on peut comprendre aisément que ce n'est pas parce qu'une chose est "invisible" à nos yeux ou "impalpable", qu'elle n'existe pas. L'exemple du vent ou du brouillard, qui sont des éléments pourtant bien terrestres, en constitue certainement la meilleure preuve.


             Toujours en guise de preuve, une expérience simple consiste à faire entrer une personne dans une pièce, à l'y laisser tout le temps qu'elle souhaite et, une fois qu'elle en est sorti, lui demander de décrire tout ce qu'elle y a vu. Qui d'entre-nous serait capable d'en décrire la totalité avec précision?


             Et pour continuer sur le même sujet: combien de fois avez-vous cherché désespérément un objet qui se trouvait, finalement et réellement, sous vos yeux? Vos clés, par exemple!


            Sentir ou voir "l'immatériel" et "l'invisible", ne serait-ce pas qu'une question de sensibilité ou d'attention?


 


            Aujourd'hui nous sommes capables scientifiquement de prouver l'existence d'un infiniment petit dont nous ne soupçonnions pas l'existence, en cela qu'il n'est pas visible à nos yeux. Tout est composé de ces mêmes infimes particules: les plantes, les animaux, les humains, les objets, l'air, ...


            Tout est de l'énergie et, dans l'ordre naturel des choses, cette énergie ne se perd pas si elle est sans cesse transformée. De simple chaîne pourrait mieux vous le faire comprendre: L'eau participe à la création de l'électricité, elle-même peut la transformer en lumière, la lumière participe à la création de la vie... Cette énergie tourne dans un cercle, dans un cycle sans fin.


            Personnellement, bien qu'estimant ne pas avoir de très bons yeux, j'arrive à voir les particules d'énergie cosmique circuler horizontalement et verticalement. Cela ressemble au balayage d'électrons que l'on peut voir sur un téléviseur ou un écran d'ordinateur fatigués. Cette énergie circule à une très grande vitesse.

*

le 14/10/2010 à 19h51

Pour toucher le Ciel, il ne faut pas baisser les bras...!