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Que fétu...?

le 21/10/2011 à 19h06

 


Tel un pantin de paille, égérie crucifiée,


Plantée au beau milieu de son champ visionnaire,


N'en déplaise à tout jardinier,


J'attends, fébrilement, les deux bras grand ouverts,


Que vienne se poser mon beau moineau blessé.


 


Quand parfois les vents se déchaînent,


J'imagine un ciel plus clément


Où mon bel oiseau serait mienne.


Vous! là! prenez-en de la graine


Et tâchez d'être plus conscients


De ce que vous semez au vent!


 


Aux glaciations de son absence,


Sachez-le bien, j'ai tenu bon,


Saison après saison… Patience!


Le plus dur est passé, je pense.


Je suis sure d'avoir raison:


Reviendra le temps des moissons.


 


Moi, le pantin de paille, ardemment sacrifié,


Sous l'intempérance de vos intempéries,


Je crierai: "honte au jardinier!",


En couvrant d'un baume d'amour le cœur meurtri


De mon plus bel amour ailé.

Lobe Session

le 25/10/2011 à 19h19


Remember me… Remember me…


Des mots, dont je n'ai pas trahi


La mémoire,


Dans mes sentiments rémanents,


Au tournant ou détournement


De l'histoire.


 


Passé, présent ou avenir,


Tu as drapé mes souvenirs


De tes lois.


Toutes mes pensées convulsives


Impriment en leitmotiv…


Toi… Toi… Toi…


 


Disque rayé sur l'infini,


Souviens-toi en… Remember me…


Dans l'oubli


Où je me démène sans toi.


Penses-tu à moi quelquefois,


Où je suis?


 


Réminiscence en fixation,


Hantée de circonvolutions


Sans histoire,


Remember me… Remember me…


Des mots qui n'ont jamais trahi


Ta mémoire.

Un temps sillonne… Elle…

le 12/02/2012 à 18h37


Dans l'horizon fiévreux de mes constants désirs,


Je distingue parfois son aura, son sourire,…


Et je ne veille plus qu'à l'éclosion du jour


Qui verra conjuguer nos deux cœurs, notre amour.


 


Oublions, pour un temps, le temps et ses méfaits,


Le passé, bien des fois, ne me fut qu'imparfait,


Et le présent blêmi, d'instants sans concordance,


A cessé d'exister au jour de son absence.


 


Laissons-les trépasser… Que nos seuls souvenirs


Mémorisent le vœu des heures à venir,


Que trahit toute la nonchalance mutine


De ces deux aiguilles aux lenteurs assassines.


 


La trotteuse aura beau égrainer mon chagrin,


D'un supplice chinois dont elle eut fait l'emprunt,


Au regard, autrefois, des perles lacrymales


Qui tombaient sur mes joues dans un même intervalle…


 


Jouons-nous,  à présent, des relativités


Comme si elles n'avaient jamais existées.


De ce passé décomposé, il est grand temps


Qu'enfin notre futur devienne le présent.

Dédit casse

le 30/04/2012 à 21h59


De larmes alarmées, qui me voilaient la face,


J'avais cru réussir à noyer mon chagrin.


Aux remous des remords, le sentiment tenace,


Accro de coeur encore en défis efficaces,


Délit de mon délire, au vertige assassin


De l'âme mal armée, remonte à la surface.


 


Ne me dis que trois mots, je t'en fais le pari,


Ne me dis que trois mots... et je serai guérie.

Toi et ton Absence

le 30/04/2012 à 22h03

 


Voilà bientôt deux ans déjà


Que je flirte avec ton absence.


Poursuivant chacun de mes pas,


Elle m'accompagne en silence.


 


Je sais, je lui suis infidèle


Et je la trompe en permanence,


Seriez-vous deux âmes jumelles


C'est toujours à toi que je pense.


 


J'aurais voulu qu'elle ait ta voix,


J'aurais voulu qu'elle ait ton rire…


Mais je ne comprends pas pourquoi


Elle s'obstine à ne rien dire.


 


Bien qu'on la confonde avec celle


Qui déchaîne en moi les passions,


J'ai bien pensé rompre avec elle


Pour mettre fin à l'illusion.


 


Ainsi la place qui de droit


T'appartient, ce, depuis toujours


Te reviendrait selon la loi


Immuable de mon Amour.

J'veux bien t'aimer...

le 30/04/2012 à 22h11


Jaillissant comme un cri venant des profondeurs,


Voici la confession secrète de mon coeur.


Entendras-tu les mots, au-delà du silence;


Unanimes à chanter, dans leur persistance


Xénophobe, ta seule et précieuse existence?


 


Belle âme aimée, mon envolée d'inspiration,


Intarissable à ton égard, en ton absence,


Eminemment s'est envolée vers la souffrance.


N'y vois-tu pas la preuve de mes affections?


 


Toi, qui me manques tellement, reviendras-tu


Aimablement, en revouloir à ma vertu,


Idolâtre et dédiée, éperdue et perdue?


Merveille de mon songe et de mon espérance,


Entendras-tu ces mots, aveux sans réticence,


Réussiront-ils à troubler ton... ton silence?

Nocturnes Sensations

le 30/04/2012 à 22h18


Incendiant l'horizon d'automnales couleurs,


Prémices indécents d'un rêve de dentelles,


Le soir en son empire a déplié ses ailes


Dans ce temps suspendu où s'affolent les heures.


 


Sous son lunaire éclat de jardin des plaisirs,


Le soir, en prince, épris d'un mystère éloquent,


Voile la nudité de nos deux cœurs aimants


Où le silence exulte nos légers soupirs.


 


Aux saveurs de la nuit, d'une autre éternité,


J'entendrai palpiter ton impatient désir.


Mon souffle sur ta peau, ainsi qu'un doux zéphyr,


Te remémorera nos vœux d'intimités.


 


Et la lune, enrôlée en ange annonciateur,


Deviendra promptement messagère complice


D'un aveu, jusque-là relayé au supplice,


En d'éminents frissons aux sensuelles rumeurs.


 


Alors, et plus encore éthérée que la brume,


Ainsi qu'une envolée de battement de cils


Au toucher délicat atteignant le subtil,


Je viendrai m'osmoser à ton songe de plume.

Per "Duo"... Si!

le 01/05/2012 à 11h57


Dans notre goût commun des choses d'autrefois,


J'aurais aimé, pour vous, écrire en vieux françois.


Que m'eut-il importé que, seules, vous et moi


En eussent ressenti l'unique et même émoi!


 


Puisqu'ils ne soutiendront jamais que vos couleurs,


Daignez que mes mots soient ici vos serviteurs


Et les fiers destriers des élans de mon cœur,


Portant fidèlement leurs plus nobles ardeurs.


 


Acceptez ce discours, tant peu monologué,


Que nulle autre que vous pourrait homologuer,


Qui s'envole vers vous ainsi que des baisers


Plein de bons sentiments que vous-même taisez.


 


Vous qui semblez perdue dans votre rêverie,


Pour votre distraction, que ces hauts mots, Ma Mie,


Fluide source sure émanent de son lit,


Trouvent le bon accueil, vos faveurs éblouies.


 


D'autres trouveraient vos silences méprisants,


De doutes je n'ai point de ce que je ressens,


Je vous attendrai donc dans le charme d'antan.


Non! ne me dites rien! … qui ne dit mot consent.


 


Dans notre goût commun des choses d'autrefois,


J'aurais aimé, pour vous, écrire en vieux françois.


Que m'eut-il importé que, seules, vous et moi


Eussent ce ressenti, et aimez, aimez-moi…

Ombre agée

le 01/05/2012 à 12h02


Interdite autrefois d'éducation scolaire


Dans ce monde où l'homme nous impose ses lois,


Je n'étais pas ce qu'on appelle une lumière...


Comment l'aurais-je pu, bridée de tous mes droits?


 


Fut-il un temps, je n'étais qu'une ombre chinoise,


Au pied menu; une chienne de Pékinoise


Que l'on dénigre allègrement et que l'on toise.


N'est-il point temps de vous en présenter l'ardoise?


 


Sans illusion, je fus la risée des rizières,


Transparente, mais, sans plus de mine "eau de riz",


Ma condition, je viens vous la mettre en lumière.


S'en est fait, voyez-vous, de vos chinoiseries!


 


Il fut en temps, pour vos yeux en extase, image


Dessous les projecteurs, ceinte d'une auréole,


De me présenter sous ce nouvel éclairage


Où mon âme ancestrale en maîtresse décolle.


 


Le temps affranchira, timbré, mon coeur à l'ombre,


Sous une autre enveloppe à la poste héritée,


Sans un pli, dans ce grand jeu de lumière et d'ombres,


Où se révèleront nos parts de vérité.

Point de Croix

le 01/05/2012 à 12h05


Sans rien faire dans la dentelle,


Mon regard a donc dérapé


Sur vos envoûtements charnels,


Et mes yeux, pardi, ont brodés...


 


Ce fut l'insensé coup de foudre


Pour une fermeture Eclair...!


Il n'est point moment d'en découdre,


Ne voyez-vous mon coeur aux fers?


 


Peut-il être pire à mon songe


Qu'épingler ici mon bonheur,


Dans ce grand tissu de mensonges,


Où s'effilochent vos douceurs...?


 


N'en faites pas tout un poème,


Votre âme pâme et se la joue


En devinant que je vous aime


Dans cet ouvrage que j'avoue.


 


Ainsi, sous toutes ses coutures,


Le silence a trahi l'émoi.


J'aurais certes dû, oui, pour sûr,


Filer avant qu'elle me voie!


 


Sous couleur de le censurer,


Vers un chemin, sans point de croix,


Où je me croyais aiguillée,


Je fus reprise,... malgré moi.